Réduction des intrants en viticulture : quelles solutions face aux nouvelles contraintes réglementaires ?


Réduction des intrants en viticulture : quelles solutions face aux nouvelles contraintes réglementaires ?
La protection du vignoble contre des maladies majeures comme le mildiou (Plasmopara viticola) et l’oïdium (Erysiphe necator) repose depuis des décennies sur un nombre limité d’intrants antifongiques, principalement d’origine chimique.
Mais la période 2021–2028 marque un tournant majeur pour la viticulture française et européenne. Plusieurs substances actives structurantes arrivent en fin d’approbation ou sont retirées du marché. Dans ce contexte, la réduction des intrants phytosanitaires ne relève plus uniquement d’un objectif environnemental : elle devient un défi technique, réglementaire et économique.
La filière viticole doit donc repenser en profondeur ses stratégies de protection, afin de préserver à la fois la rentabilité des exploitations et la qualité des récoltes.
Des intrants antifongiques de plus en plus limités par la réglementation européenne
La réglementation européenne encadrant les produits phytopharmaceutiques repose sur un principe clair : les substances actives doivent être régulièrement réévaluées.
Le règlement (CE) n°1107/2009 impose un réexamen périodique, avec des autorisations délivrées pour une durée limitée. Cela entraîne, depuis plusieurs années, une réduction progressive de l’arsenal disponible contre le mildiou et l’oïdium.
Entre 2021 et 2028, plusieurs retraits majeurs concernent directement la viticulture, comme celui du mancozèbe ou la non-reconduction du diméthomorphe. D’autres familles de produits, telles que certains triazoles ou SDHI, restent soumises à de fortes incertitudes.
Ces évolutions successives complexifient la gestion des résistances et accentuent la pression sur les itinéraires techniques existants.
(Informations issues de la source : article vitisphère )
Le cuivre en viticulture biologique : une solution historique mais sous tension
En viticulture biologique, la lutte contre le mildiou repose encore largement sur les composés cupriques, tandis que le soufre demeure central contre l’oïdium.
Cependant, le cuivre fait lui aussi l’objet de restrictions croissantes. Renouvelé au niveau européen jusqu’au 30 juin 2029, il est classé comme substance candidate à la substitution en raison de sa persistance dans les sols et de ses impacts écotoxicologiques.
Son usage est plafonné à 4 kg de cuivre métal par hectare et par an, afin de limiter l’accumulation dans les parcelles. Cette réduction des doses compromet toutefois son efficacité lorsqu’il est utilisé comme solution principale.

Réduire l’IFT en viticulture sans compromettre la protection sanitaire
La convergence des retraits de substances chimiques, des incertitudes réglementaires et des limites du cuivre impose un changement de paradigme.
L’enjeu n’est plus seulement de substituer une molécule par une autre, mais de construire des programmes plus cohérents et durables, capables de maintenir un niveau de protection compatible avec les exigences de production.
Cette transition passe notamment par l’optimisation des stratégies préventives et par l’intégration croissante de solutions de biocontrôle, qui permettent de soutenir les itinéraires techniques tout en réduisant la dépendance aux intrants conventionnels.
Biocontrôle vigne : Fytosave® comme levier complémentaire contre l’oïdium et le mildiou

Dans ce contexte de transition, Fytosave® , développé par la société Fytofend, s’inscrit comme un outil central dans les programmes de protection de la vigne.
Particulièrement performant sur l’oïdium, il joue également un rôle de « bouclier de fond » contre le mildiou.
Sa substance active, le COS-OGA, est un éliciteur d’origine naturelle. Issu de fragments de chitosan et de pectine, il agit en stimulant les mécanismes de défense de la plante, sans action fongicide directe.
Cette approche permet de renforcer la tolérance naturelle de la vigne face aux agressions pathogènes, dans un contexte où de nombreuses substances chimiques sont progressivement interdites.
Un avantage clé : Fytosave® ne compte pas dans l’IFT
En France, Fytosave® figure sur la liste officielle des produits de biocontrôle. Il n’entre donc pas dans le calcul de l’Indice de Fréquence de Traitement.
Ainsi, remplacer plusieurs passages chimiques par des applications de Fytosave® permet de réduire mécaniquement l’IFT, tout en conservant une protection active.
Cette caractéristique en fait un levier particulièrement pertinent pour répondre aux cahiers des charges environnementaux tels que HVE, Agriculture biologique ou ZNT.
Comment intégrer Fytosave® dans un programme de protection vigne ?
Fytosave® s’utilise dans une logique préventive et cumulative, en accompagnement des traitements antifongiques classiques.
Les premières applications peuvent être positionnées dès le débourrement, avant floraison, afin d’activer les défenses naturelles avant les contaminations.
Un second positionnement est possible après floraison, jusqu’en fin de cycle, grâce à l’absence de résidu et à sa compatibilité avec la vinification.
Le renouvellement est recommandé tous les 7 à 10 jours, en fonction de la pression maladie et des conditions climatiques.
Fytosave® se mélange facilement avec la majorité des solutions du marché, qu’elles soient conventionnelles ou utilisées en viticulture biologique.
Témoignage terrain : une réduction concrète des intrants
Au Domaine de la Grande Canague (Hérault), Fytosave® a été intégré dans le programme de protection contre le mildiou et l’oïdium.

« Nous avons intégré Fytosave® dans notre programme de protection pour lutter contre le mildiou et l’oïdium en vigne, dans un contexte de réduction des intrants phytosanitaires et de pression maladie accrue.
Le produit s’est révélé facile à utiliser et à mélanger, ce qui a facilité son intégration dans notre itinéraire technique. Nous avons réalisé trois applications avant floraison et trois après floraison, en complément de notre programme habituel.Les résultats ont été très positifs : nous avons pu réduire significativement l’utilisation de produits phytosanitaires et espacer le nombre d’applications, tout en maintenant une bonne protection sanitaire du vignoble. Sur la campagne, nous avons observé jusqu’à 35% de récolte supplémentaire, ainsi qu’un meilleur comportement de la vigne face au stress hydrique, notamment lors des périodes les plus sèches.«
( source : article vitisphère )
Vers une viticulture plus résiliente à l’horizon 2026
À l’horizon 2026, la réduction des intrants antifongiques devient une réalité structurelle.
Dans ce contexte, la combinaison de bonnes pratiques culturales, d’une approche complémentaire des traitements et de solutions de biocontrôle apparaît essentielle.
Fytosave® représente ainsi une solution clé pour accompagner la transition et sécuriser durablement la protection du vignoble contre l’oïdium et le mildiou.
