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La protection des vignobles contre le mildiou (Plasmopara viticola) et l’oïdium (Erysiphe necator) s’est historiquement appuyée, en Europe, sur un nombre limité de produits antifongiques, principalement d’origine chimique, ce qui fait de la réduction de l’utilisation des fongicides en viticulture un défi agronomique majeur.
Cependant, la période 2021-2028 marque un tournant majeur pour l’ensemble de la viticulture européenne, avec l’expiration, le non-renouvellement ou le retrait progressif de nombreuses substances actives clés.
Dans ce contexte de pression réglementaire croissante au niveau européen, la réduction des produits phytosanitaires n’est plus uniquement un objectif environnemental. Elle est devenue un défi technique, réglementaire et économique, obligeant le secteur vitivinicole à repenser en profondeur ses stratégies de lutte contre les maladies fongiques.

Un cadre réglementaire européen de plus en plus restrictif en matière de fongicides

Au niveau de l’Union européenne, la mise sur le marché et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques sont régies par le règlement (CE) n° 1107/2009, qui impose une réévaluation périodique des substances actives sur la base de critères sanitaires et environnementaux renforcés.
Entre 2021 et 2028, plusieurs fongicides majeurs utilisés pour lutter contre le mildiou et l’oïdium en viticulture ont atteint la fin de leur période d’autorisation ou ont déjà été retirés au niveau de l’UE, ce qui a des conséquences directes pour les principales régions viticoles.

Parmi les évolutions réglementaires les plus importantes, on peut citer :

  • Retrait total du mancozèbe sur l’ensemble du territoire de l’UE depuis 2021 (classé comme toxique pour la reproduction),
  • Non-renouvellement de l’autorisation du diméthomorphe, avec des délais de grâce expirant en 2025 selon les États membres,
  • Le retrait du meptyldinocap au niveau de l’UE a été décidé en 2024,
  • Une forte incertitude réglementaire pèse sur plusieurs triazoles, SDHI et QoI dont les autorisations d’homologation expirent entre 2026 et 2028 (tébuconazole, difénoconazole, boscalid, fluopyram, pyraclostrobine, proquinazide).

Ces retraits successifs réduisent considérablement l’éventail des traitements antifongiques disponibles en Europe, compliquent les stratégies de gestion de la résistance et accentuent la pression sur les programmes de protection des cultures existants.

Sources :
Commission européenne – Base de données de l’UE sur les pesticides (2022-2025)
EFSA – Examen par les pairs des substances actives des pesticides (2021-2024)

Le cuivre : une solution historique soumise à de fortes contraintes en Europe

Dans la viticulture biologique européenne, la lutte contre le mildiou repose encore largement sur des composés à base de cuivre, tandis que le soufre reste la solution de référence pour lutter contre l’oïdium. Cependant, le cuivre lui-même fait l’objet de contraintes réglementaires croissantes au niveau de l’Union européenne.
Renouvelé jusqu’au 30 juin 2029, le cuivre est classé parmi les substances candidates à la substitution en raison de sa persistance dans les sols et de ses impacts écotoxicologiques. Son utilisation est limitée à 4 kg de cuivre métallique par hectare et par an, calculés sous forme de moyenne mobile sur sept ans.

Ce plafond, commun à tous les États membres, entraîne des contraintes agronomiques bien identifiées. Dans les régions où la pression du mildiou est forte (Europe atlantique, nord de l’Italie et certaines zones d’Espagne et d’Allemagne), les réductions de dose peuvent compromettre l’efficacité de la protection des cultures, en particulier pendant les saisons très pluvieuses.

Sources :
Règlement d’exécution (UE) 2018/1981 de la Commission
EFSA – Conclusion relative à l’examen par les pairs des composés de cuivre (2022)

Un changement de paradigme dans la protection des vignobles à travers l’Europe

La convergence entre les retraits de substances actives, l’incertitude réglementaire et les limites agronomiques du cuivre entraîne un changement de paradigme à l’échelle européenne.
Le défi ne consiste plus simplement à remplacer une molécule par une autre, mais à repenser l’ensemble des stratégies de protection des cultures, en alliant efficacité agronomique, conformité réglementaire et viabilité économique.

Cette évolution nécessite, au niveau européen :

  • diversification des moyens de protection,
  • optimisation des stratégies de prévention,
  • ainsi que l’intégration croissante de solutions de lutte biologique et de stimulateurs de défense des plantes.

Cette approche s’inscrit pleinement dans les objectifs du Pacte vert pour l’Europe et de la stratégie « De la ferme à la table », qui visent à réduire de 50 % l’utilisation et les risques liés aux pesticides chimiques d’ici 2030.

Source :
Commission européenne – Stratégie « De la ferme à la table » (mise à jour 2020-2023)

Fytosave® : une solution de lutte biologique au cœur des stratégies européennes

Dans ce contexte de transition, Fytosave® (substance active : COS-OGA) s’est imposé comme une solution stratégique de lutte biologique pour les programmes de protection des vignobles à travers l’Europe, soutenant ainsi les stratégies de réduction de l’utilisation des fongicides en viticulture.

Particulièrement efficace contre l’oïdium, Fytosave® agit également comme un bouclier protecteur de base contre le mildiou, garantissant ainsi la réussite des programmes de protection des cultures lorsque la réduction des intrants chimiques affaiblit les stratégies conventionnelles.

Sa substance active, le COS-OGA, est un éliciteur d’origine naturelle reconnu pour sa capacité à déclencher les mécanismes de défense des plantes. Composé de fragments de chitosane et de pectine, le COS-OGA stimule les réponses de défense naturelles de la vigne sans exercer d’activité fongicide directe et sans risque de résistance.

Cette approche renforce :

  • la résistance naturelle de la vigne à l’oïdium et au mildiou,
  • la solidité des programmes de protection des cultures dans un contexte de réduction structurelle du nombre de substances actives chimiques autorisées.

Aspect réglementaire essentiel au niveau européen

Fytosave® est reconnu comme une solution de lutte biologique dans la plupart des États membres de l’Union européenne pour la gestion de l’oïdium et du mildiou dans les vignobles. Son intégration contribue à réduire la pression réglementaire liée aux indicateurs d’utilisation des pesticides, bien que les méthodes de calcul restent spécifiques à chaque pays.

Conformité aux normes de production européennes

Grâce à son profil sans résidus et à son mode d’action indirect, Fytosave® s’intègre facilement :

  • dans le cadre de la viticulture biologique (certifiée Ecocert et répertoriée par le FiBL),
  • dans les systèmes de lutte intégrée contre les ravageurs (IPM),
  • dans le cadre des programmes de réduction des intrants relevant des dispositifs environnementaux nationaux et européens,

Son utilisation jusqu’à la récolte en fait également un outil essentiel en fin de saison, garantissant le rendement et la qualité de la vinification sans aucune incidence sur les caractéristiques organoleptiques.

Méthodologie appliquée à la viticulture européenne

Fytosave® s’utilise dans le cadre d’une approche préventive et cumulative, en association avec les produits antifongiques existants.

Principes fondamentaux

Deux périodes de candidature

  • Pré-floraison (BBCH 12–55) : activation précoce des défenses naturelles de la plante avant les premiers épisodes d’infection,
  • Après la floraison (BBCH 75–89) : protection de fin de cycle compatible avec les contraintes en matière de résidus.

Intervalle entre les applications

  • Renouveler le traitement tous les 7 à 10 jours, en fonction de l’intensité de la maladie, des conditions météorologiques et de la sensibilité variétale.

Compatibilité dans le mélange en cuve

  • Compatibilité élevée avec les fongicides classiques, le cuivre et le soufre, ce qui facilite son intégration dans les programmes existants de protection des cultures.

Expérience sur le terrain – Adaptation au contexte européen

Émilie et Benjamin – Domaine de la Grande Canague (France)

« Nous avons intégré Fytosave® à notre programme de protection des vignes contre le mildiou et l’oïdium, dans un contexte de réduction des intrants phytosanitaires et d’intensification de la pression pathogène. »

Ce produit s’est révélé facile à utiliser et à mélanger, ce qui a facilité son intégration dans notre programme technique. Nous avons effectué trois traitements avant la floraison et trois après la floraison, en complément de notre programme habituel.

Les résultats se sont révélés très positifs : nous avons considérablement réduit l’utilisation de produits phytosanitaires et allongé les intervalles entre les traitements, tout en préservant un bon état sanitaire du vignoble. Au cours de la saison, nous avons constaté une augmentation du rendement pouvant atteindre 35 %, ainsi qu’une meilleure résistance de la vigne au stress hydrique, en particulier pendant les périodes les plus sèches. »

Vers une protection plus résiliente des vignobles européens

Entre 2026 et 2030, la viticulture européenne et les systèmes de lutte contre les maladies de la vigne entrent dans une phase décisive. La réduction de l’utilisation des fongicides n’est plus une option, mais une réalité structurelle.

Dans ce contexte, la combinaison de bonnes pratiques agronomiques, de stratégies intégrées de protection des cultures et de solutions de lutte biologique devient indispensable.

À cet égard, Fytosave® constitue un levier essentiel pour mettre en place des programmes de protection des vignobles solides et durables, pleinement compatibles avec les exigences réglementaires européennes.